Les langues d'Afrique (partie 2)
Toutes les langues du monde sont nées sur le continent africain, c’est la conclusion à laquelle arrive Docteur Quentin Atkinson de l’Université Auckland, Nouvelle Zélande, après une vaste étude.
Une langue préhistorique, parlée pour la première fois en Afrique, des milliers d’années en arrière, pourrait être à la base de toutes les langues de la Terre, conformément à cette étude-là.
Il paraît que toutes les langues du monde, de l’anglais jusqu’au mandarin, ont leur origine sur la terre de l’Afrique à partir d’une langue qui a existé des milliers d’années en arrière.
Docteur Quentin Atkinson a trouvé des preuves qui montrent que toutes les langues de la Terre proviennent d’un seul dialecte, depuis longtemps oublié, mais qui a été parlé par les ancêtres à l’âge de pierre. Atkinson est arrivé à cette conclusion après avoir étudié plus de 500 langues parlées au monde.
Cette étude, considérée comme une étape importante dans l’évolution de l’humanité, preuve pas seulement que l’origine du langage est le continent africain, mais aussi que le parler a évolué 100 000 années en arrière, beaucoup plus tôt qu’on l’avait cru jusqu’à maintenant.
La plupart des gens de sciences sont d’accord avec la théorie de l’origine africaine, mais ils ont un doute quand il s’agit de la communication par les sons de nos ancêtres. Tandis qu’il y a des gens qui soutiennent que le langage a évolué indépendamment, d’autres soutiennent le contraire.
Dr. Atkinson, dans son étude, parle du nombre de sons distincts (phonèmes) qui sont utilisés de chaque peuple et qui ont la tendance d’augmenter avec le rapprochement de l’Afrique subsaharienne.
Il a compté les phonèmes utilisés dans 504 langues et en a fait une carte. Par exemple, l'anglais a environ 46 phonèmes, certains dialectes de l'Amérique du Sud sont à moins de 15, le japonais – 20, le français - 37, le russe - 38, l’allemand - 41, le roumain - 31, tandis que la langue Xóõ de Botswana et la Namibie a 141.
Les langues du monde ont la tendance de changer avec le temps, de génération en génération, certains sons disparaissent tandis que d’autres les remplacent.
Cet effet des langues et des sons d’un peuple se reflète aussi dans l’évolution de l’ADN humain, selon le professeur Mark Pagel, biologiste à l'université de Reading.
La population africaine de nos jours présente une diversité génétique beaucoup plus grande par rapport à la population de l’Europe, les européens étant les descendants d’un groupe relativement restreint. Il y a 70 000 années ces gens ont commencé à migrer du continent africain vers tous les coins du monde.